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Tout le monde connaît ne serait-ce que de nom ce roi mythique accompagné de ses fameux chevaliers de la Table Ronde : mais parmi tous les faits magnifiés au cours des siècles, quelle est la part de réalité dans cette célèbre légende ? Et quelle est son origine ?
La Bretagne est, comme le reste de l'Europe, occupée depuis des siècles par les romains : cette conquête a débuté en 43 après JC. Une partie de la population autochtone devient " romano-bretonne " : elle est très bien romanisée tant au niveau de la culture que de la religion, et l'armée comprend de nombreux mercenaires bretons. Seules les tribus celtes vivant dans des contrées difficiles d'accès restent à dominante païenne. La situation est donc comparable à celle de la Gaule avec ses gallo-romains.
Mais comme en Gaule avec ses goths, francs ou burgondes, cette province est victime d'invasions de la part :
Face aux invasions généralisées sur tout l'empire romain, l'empereur Honorius décide dès le début du Ve siècle d'abandonner la Bretagne qui est trop difficile à protéger : les " romano-bretons " sont donc appelés à se défendre seuls.
Les anciennes structures héritées de la société romaine sont malmenées par ces invasions. Une résistance de la population " romano-bretonne " s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que chefs de guerre émergent.
Ces derniers sont souvent issus de l'ancienne aristocratie romaine, et sont donc de grands propriétaires fonciers, base originelle de la future classe féodale.
Parmi ces chefs, un certain Artus ou Artorius aurait existé durant la seconde moitié du Ve siècle et le début du VIe : celui-ci serait parvenu à unifier provisoirement les romano-bretons dans leur lutte contre les barbares irlandais, pictes et saxons.
Les sources qui le mentionnent sont rares, mais laissent apparaître les éléments suivants :
Globalement, les sources écrites fiables et les découvertes archéologiques sont très rares : les polémiques d'historiens ne sont donc pas prêtes à s'éteindre.
Le début du mythe : la légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe.
"Propagande politique" du roi Henri I : le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise ensuite à son profit la légende arthurienne.L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe : Chrétien de Troyes y fait allusion en France en 1120 dans " Conte del Graal ".Ce mythe a donc été construit sur un héritage celtique pour permettre au christianisme de réutiliser les anciennes croyances pour son propre compte.
Epoque des grands romans et oeuvres cycliques : entre 1170 et 1180, la littérature arthurienne connaît une immense ferveur : c'est l'époque des grands romans évoquant Tristan. Les gens d'église se plaignent d'ailleurs de l'intérêt que les moines portent à ces sujets profanes.La légende arthurienne s'organise alors en œuvres cycliques : elles ont pour ambition de relater en prose la chronique totale de la Bretagne depuis les temps évangéliques jusqu'à la mort d'Arthur. Le 1er romancier cyclique est Robert de Boron (vers 1190) : c'est lui qui introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.
La littérature arthurienne possède les caractéristiques suivantes :
Auteur : Jean-francois Mangin
Copie autorisée
Version originale : http://perso.wanadoo.fr/jean-francois.mangin/a_intro.htm
Date de mise en ligne : 2002-11-03
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Le roi Arthur
très interessant
2008-03-08 00:00:00